“Ser diferente es un delito”: La historia de una mujer musulmana en Cuba

En el Día Internacional de la Mujer, CSW comparte el primero de una serie de testimonios de mujeres en Cuba que han sido victimizadas debido a su religión o creencia. Hoy, hablamos con una mujer musulmana en ese país, cuyo nombre ha sido cambiado por razones de seguridad.

Soy graduada de universidad de nivel medio de artes plásticas desde 1990.

Todo estaba bien hasta que abracé el islam a la edad de 24 años, en Septiembre del 2004. En ese momento yo estaba trabajando haciendo dibujos en el aeropuerto.  Cuando me hice musulmana enseguida me expulsaron alegando motivos de seguridad.

Atacada en casa

Más tarde, en 2007, comenzaron a visitarnos los estudiantes pakistaníes que venían desde Santa Clara y otras provincias.[1] A veces pasaban días en casa, y durante todo ese tiempo nuestra casa era vigilada. A veces ponían personas vestidas de civil casi en la puerta, o llegaban grupos de la campaña anti vectores[2] o inspectores de la compañía eléctrica en días y horarios que sabemos no se usan para revisar ningún depósito de agua.

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“Being different is considered a crime”: The story of a Muslim woman in Cuba

On International Women’s Day, CSW shares the first of several testimonies from women in Cuba who have been targeted on account of their religion or belief. Today, we hear from a Muslim woman in the country, whose name has been redacted for security reasons.

I graduated from university in visual arts in 1990.

Everything was fine until I converted to Islam at the age of 24, in September 2004. At the time I was making a living by drawing pictures at the airport, but after I became a Muslim, I was immediately expelled because of supposed security concerns.

Targeted at home

Some time after [my conversion], in 2007, Pakistani students in Santa Clara and other provinces began to visit our home.[1] Sometimes they would spend days with us, during which time our house was [constantly] watched. At times people in plainclothes were stationed right outside our door, or electric company inspectors or workers for the anti-mosquito campaign[2] would visit at odd times of the day, times when we know they do not usually inspect for areas of standing water.

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EU FoRB Day – Un appel au renouvellement du mandat de l’envoyé spécial pour la liberté de religion ou de conviction en dehors de l’Union européenne

Il y a sept ans, le Conseil des affaires étrangères adoptait les lignes directrices de l’UE sur la liberté de religion ou de conviction (FoRB). Aujourd’hui, la communauté qui œuvre pour la liberté de religion ou de conviction célèbre de manière informelle la “Journée FORB de l’UE” et la société civile saisit cette occasion pour demander le renouvellement du mandat de l’envoyé spécial.

En avril dernier, la Commission n’avait encore pris aucune décision sur l’avenir du mandat de l’envoyé spécial, qui avait pris fin le 30 novembre 2019.

En janvier 2019, le précédent parlement européen avait pourtant, dans une de ses dernières résolutions, apporter son soutien à ce renouvellement. Nonobstant la crise de la COVID-19, l’hésitation de la Commission envoie un signal aux Européens et à la communauté internationale sur sa réticence à continuer à promouvoir ce droit fondamental et ce, malgré les lettres émanant des députés européens et de la société civile demandant le renouvellement du mandat,

La liberté de religion ou de conviction est inscrite dans l’article 9 de la Convention européenne des droits humains et dans l’article 18 de la Déclaration universelle des droits humains. Elle protège le droit des individus à pratiquer la religion ou la croyance de leur choix, ou à n’en pratiquer aucune – une liberté qui est menacée dans de nombreuses régions du monde.

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Un nouvel outil: Le régime global de sanctions de l’UE en matière de droits humains

Le 7 décembre, l’UE a officiellement approuvé la création de son tout nouveau mécanisme de défense des droits humains, le régime mondial de sanctions de l’Union européenne (UE) en matière de droits humains.

Il permettra au bloc européen d’imposer des interdictions de voyage à l’échelle de l’UE, de geler les avoirs et d’interdire la mise à disposition de fonds et de ressources économiques aux personnes et entités qui ont commis de graves violations des droits humains ou y ont été associées. Il visera les acteurs étatiques et non étatiques, quel que soit l’endroit où ils se trouvent dans le monde et où ils ont commis leurs crimes.

Ce mécanisme est officieusement connu sous le nom de “Magnitsky Act”, inspiré du modèle américain qui l’a précédé. Le Magnitsky Act américain a été signé par le président Barack Obama en 2012 et a avait été conçu à l’origine pour cibler les fonctionnaires russes responsables de la mort de l’avocat fiscaliste russe Sergei Magnitsky.

Le fait que ce mécanisme permette de cibler des individus spécifiques responsables de violations des droits humains pourrait avoir des implications importantes pour les individus dans de nombreux pays où travaille CSW. Par exemple, la loi américaine Magnitsky a été utilisée pour imposer des sanctions aux responsables de violations dans la région ouïghoure de Chine. Lors de la première désignation dans le cadre de son propre régime de sanctions, le Royaume-Uni a ciblé, entre autres, deux généraux militaires de haut rang du Myanmar (Birmanie) impliqués dans la violence systématique et brutale contre le peuple Rohingya et d’autres minorités ethniques, et deux organisations impliquées dans le travail forcé, la torture et le meurtre qui ont lieu dans les goulags de Corée du Nord.

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World NGO Day: Standing up for those who stand up for others

27 February marks World NGO Day – a day to celebrate the work of non-governmental organisations (NGOs) around the world. As a key part of civil society, NGOs help to drive positive change, protecting and promoting fundamental human rights, democracy, and rule of law.

CSW networks and collaborates with hundreds of NGOs around the world, empowering communities whose concerns may often be overlooked, amplifying these issues in international advocacy arenas, and whenever possible, providing a platform for them to address policy makers directly.

Even as the world celebrates the invaluable work of civil society, there are many countries, including several on which CSW focuses, where the work of NGOs is not celebrated, but is instead stifled or shut down by state or non-state actors.

India: Civil society suffocated

Perhaps one of the most restrictive environments for NGOs to operate in is in India. In recent years, the country’s ruling Bharatiya Janata Party (BJP) and other Hindu nationalist groups have increasingly attempted to label dissent as damaging to India’s national interests, arguing that those who speak up about human rights are ‘anti-nationals.’

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